Dans l'air du temps depuis quelques mois, passé au stade de la rumeur insistante ces dernières semaines, le retour aux affaires messines du défenseur s'est mué en réalité ce week-end. Pisté par certaines écuries plus flamboyantes de l'Hexagone, l'enfant de Villerupt a laissé son c½ur faire pencher la balance, du côté de son club formateur. Trois ans après l'avoir quitté pour rejoindre la Turquie et Manisaspor, Stéphane Borbiconi a apposé sa signature au bas d'un contrat grenat portant sur les trois prochaines saisons.
Au-delà de l'intérêt sportif représenté par un joueur affichant 115 matches et 10 buts en Ligue 1, ainsi que 67 matches et 9 buts à l'étage du dessous, ce renfort s'apparente aussi à une véritable opération séduction. Attaché à donner « un ancrage régional » au projet déclaré lors de son intronisation à la présidence, Bernard Serin sait, en effet, avoir visé juste en s'adjugeant les services de "Borbi".
« Il a été formé et bien formé à Metz. Il va renforcer le groupe tant par ses qualités de joueur que par son tempérament », a insisté le successeur de Carlo Molinari.
Ces derniers accueilleront leur nouveau coéquipier ce matin, sur leur lieu de stage à Luxeuil-les-Bains. C'est là, à trente ans passés de bientôt quatre mois, que Stéphane Borbiconi entamera le troisième acte de son histoire avec le FC Metz. Ouverte en 1999, avec son premier match en Ligue 1, celle-ci n'aura été interrompue qu'une saison durant (2001-2002), le temps pour le défenseur de s'aguerrir du côté de Martigues. Dans la foulée, il revenait et participait à la remontée du club en Ligue 1, au mois de mai 2003.
Six ans plus tard, l'arrière-plan a changé : faute d'avoir réussi son sprint final, Metz se retrouve à nouveau sur la ligne de départ du championnat de Ligue 2. « Mais ça ne me fait pas peur, au contraire, assure Stéphane Borbiconi. Il faut bâtir quelque chose, c'est une idée qui me plaît. Le projet des dirigeants m'a vraiment convaincu. J'avais des contacts avec des clubs de Ligue 1 ( celui de Montpellier était le plus cité) mais j'ai choisi de revenir aux sources. Il m'arrive souvent de croiser des supporters. Je sais qu'ils ne viennent plus beaucoup au stade et ça m'embête. A nous de faire en sorte que cela change. » Le chantier est vaste. Bienvenu "l'ancien"!
Photo : Pascal BROCARD
[ ℓινяє ∂'σя ]
