.Borbiconi : « Ne pas jouer avec le feu »
Photo Pascal BROCARD
Rescapé d'une défense messine amputée de plusieurs titulaires, Stéphane Borbiconi mesure tout l'intérêt du déplacement à la Beaujoire.
Matheus Vivian et Nuno Frechaut suspendus, Frédéric Biancalani blessé... Ces absences, et les changements qu'elles induisent, peuvent-elles vous perturber ?
« Disons que pour préparer un déplacement, qui plus est à Nantes, c'est toujours bien d'avancer dans une certaine continuité. Mais d'autres joueurs sont là pour remplacer ceux qui ne peuvent pas jouer. Ils manquent peut-être un peu de rythme parce qu'ils n'ont pas beaucoup été sollicités ces derniers temps, mais ils ont tous une grande envie et puis, de toute façon, ce sont les aléas d'une saison. Les principes restent, ce sont les hommes qui changent. Si on s'y met tous, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire quelque chose de bien. »
« Ça nous rassurerait »
Êtes-vous d'accord pour dire que ce match à Nantes est le premier vrai gros choc de la saison pour le FC Metz ?
« Oui, avec Le Havre. Nantes est une grosse cylindrée qui arrive de Ligue 1, avec des ambitions et des moyens... On va être mis sous pression, il faut en être conscient. Il y a des déplacements plus faciles, mais c'est le genre de match plaisant à jouer. On se rend là-bas pour faire un résultat, malgré tout. Ça nous rassurerait, c'est clair, et puis au niveau comptable, ça nous permettrait de ne pas laisser les équipes de tête s'éloigner...
Ou celles du bas de classement se rapprocher ?
« Oui, on peut aussi voir les choses sous cet angle. Quoi qu'il en soit, notre situation est telle que nous nous devons de prendre des points très rapidement. Il suffit comme vous le dîtes de regarder derrière pour s'en apercevoir : on ne doit pas jouer avec le feu. »
C. B.